Notre béret étudiant fut ramené de Bologne en juin 1888, par la délégation française d'un congrès international étudiant qui, jalouse de voir le chapeau façon Louis XI des étudiants italiens et la casquette plate des étudiants belges et allemands, décida d'avoir une coiffure spécifique aux étudiants français. Elle adopta le béret de velours des habitants de la région bolognaise en souvenir du congrès qui fut, parait-il, magnifique.
La faluche s'est ensuite développée dans les universités françaises jusqu'à l'entre-deux guerres. Les étudiants français étaient reconnus par le port de cette dernière. Elle fut interdite par les autorités allemandes lors de l'occupation car elle était portée en signe de résistance.
La faluche connut un certain anonymat durant les années d'après-guerre jusqu'aux années 80 de par la politisation du campus et de la vie étudiante. Depuis, elle refleurit sur nos villes estudiantines.
Le port de la faluche symbolise la vie personnelle de l'étudiant. En portant cette coiffe de velours noir, il témoigne auprès de ses condisciples de l'intérêt qu'il manifeste à la vie de son Université. La faluche se porte en effet lors des rencontres estudiantines. Les rencontres ou manifestations sont d'autant plus chaleureuses que le respect est maintenu. Ainsi, la faluche permet de développer un véritable esprit de fraternité entre étudiants.
L'esprit faluchard est avant tout une grande fraternité, un respect des autres. Le faluchard œuvre pour l'animation de son Université. Chacun agit selon ses moyens et sa disponibilité. La faluche n'est en aucun cas une uniformisation de la personnalité, elle est un choix. Le choix de former un groupe d'étudiants actifs et bons vivants, désireux de donner vie à leur lieu d'études, que ce soit dans le milieu associatif , dans les conseils de l'Université ou dans les soirées étudiantes. A chacun selon ses moyens, selon le temps dont il dispose et surtout, selon sa personnalité.
Etre faluchard signifie surtout une grande fierté d'être étudiant au point de le montrer.